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19. - Lin, troubles et surveillance

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12042020

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19. Lin


Khouen en haut
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Touei en bas

353. Lin surveiller ; grande liberté, perfection avantageuse ; parvenu au huitième mois il y a présage malheureux.
...
359. Premier trait nonaire : surveiller et émouvoir ; présage heureux de la pureté.
*
361. Deuxième trait nonaire : surveiller en émouvant ; présage heureux, rien sans avantage.
*
363. Troisième trait hexaire : se plaire à surveiller ; aucun moyen d’avantage ; en avoir déjà du chagrin ; pas de culpabilité.
*
365. Quatrième trait hexaire : extrême surveillance ; pas de culpabilité.
*
367. Trait supérieur hexaire : grandeur dans la surveillance ; présage heureux sans culpabilité.
*
369. Trait supérieur hexaire : grandeur dans la surveillance ; présage heureux sans culpabilité.


TSHENG TSE. — Lin. « L’Ordre des koua » dit : « Ce n’est qu’après que les difficultés sont révélées que la grandeur est possible ; aussi le koua kou est suivi du koua lin : lin, grandeur »  . Le koua kou exprime les affaires, ou causes de trouble ; lorsqu’il y a des affaires, la grandeur peut se révéler ; c’est pourquoi le koua kou est immédiatement suivi du koua lin. Le Han khang po   dit : « La possibilité de la grandeur dans une carrière naît par les difficultés qu’elle présente. » Les deux positivités sont nouvellement développées et ont acquis toute leur grandeur  , c’est pour cela que le koua est appelé lin, et considéré comme représentant la croissance, ou grandeur. Il est composé du marais, au dessus duquel il y a la terre ; la terre qui est au dessus du marais ; le rivage. Le rivage et l’eau sont mutuellement en contact ; regarder de près l’eau  , et c’est pourquoi le koua est appelé lin. Parmi les choses ou êtres qui remplissent l’univers, le contact n’est jamais aussi intime qu’entre l’eau et la terre, de sorte que l’eau sur la terre constituera le sens de « contact », « association »  , et que la terre au dessus du marais donnera le sens de « surveiller de près (lin) ». Lin, surveiller de haut ; surveiller le peuple ; surveiller des affaires. Le terme est applicable à tout ce qui peut être surveillé. Dans le koua c’est le sens de « surveiller d’en haut ce qui est au dessous » qui est adopté ; c’est le sens de l’expression lin min, surveiller le peuple (le gouverner).


19. Lin
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353. Lin surveiller ; grande liberté, perfection avantageuse ; parvenu au huitième mois il y a présage malheureux.


TSHENG TSE. — En parlant au point de vue des aptitudes des koua simples, si la voie à suivre dans l’acte de la « surveillance » est comme ces aptitudes, cette voie présentera une grande liberté et sera conforme à la droiture. Les deux positivités sont nouvellement développées, en bas ; c’est donc le moment où la voie naturelle de la positivité tend à devenir florissante. L’homme saint en fait à l’avance l’objet d’un avertissement et dit : bien que la positivité vienne seulement de se développer, quand arrivera le huitième mois, sa voie naturelle sera épuisée ; c’est là ce qui rend le présage malheureux. En général, lorsque l’homme saint donne un avertissement, c’est toujours au moment où la prospérité commence à fleurir ; en prévoyant la décadence au moment où la prospérité est florissante, il sera possible de prévenir les conséquences de son extrême développement, et d’aviser à la rendre permanente et durable. Si l’avertissement venait après que la décadence a commencé, il serait sans portée et il ne s’appliquerait plus. Depuis l’antiquité, la paix et l’ordre dans l’univers n’ont jamais duré longtemps sans que naisse le désordre ; c’est qu’en effet l’avertissement n’avait pas été écouté pendant la prospérité. Au moment où la prospérité devient florissante, on ne sait se mettre en garde contre les retours de la fortune, de sorte qu’on s’habitue au bien être et à la richesse, et que l’orgueil et la prodigalité naissent ; on donne libre cours aux instincts du plaisir et du dérèglement, et les règles fondamentales de la société se corrompent ; oubliant les malheurs et les troubles, les germes de la discorde et des dissensions se développent. Il en est ainsi parce que noyé dans le désordre des passions on ne sait pas reconnaître quel sera le résultat de ce désordre.

TSHOU HI. — Lin exprime l’action d’avancer et d’empiéter en refoulant toutes choses. Les deux positivités croissent et grandissent en refoulant la négativité, c’est pour cela que le koua est appelé lin. C’est le koua du douzième mois. De plus, comme hexagramme, il est formé du koua simple touei, satisfaction, en bas, et du koua simple khouen, passivité, en haut. Le second trait nonaire emploie la dureté énergique et se maintient dans la justice ; en haut il sympathise avec le cinquième trait hexaire, aussi, le sens divinatoire est grande liberté et avantage dans la droiture. Cependant pendant huit mois il devra exister un présage malheureux. L’expression « huit mois », veut dire depuis le mois correspondant au koua fou,  qui ne comporte qu’une seule positivité, jusqu’au mois qui correspond au koua thouen, qui n’a que deux traits négatifs  , c’est à dire au temps où la négativité se développe et où la positivité s’évanouit. On a dit aussi que les termes j` fl désignent spécialement le huitième mois de l’été, qui correspond au koua kouan et qui est aussi l’antithèse du koua lin. D’ailleurs c’est le sens divinatoire lui-même qui constitue l’avertissement.

354. Le commentaire traditionnel de la formule déterminative dit : Lin, la dureté énergique s’accroît et grandit.

:
TSHOU HI. — Explication du sens du nom du koua au moyen de la substance même de ce koua.

355. Satisfaction et soumission ; dureté énergique, justice et correspondance sympathique.

:
TSHOU HI. — Nouvelle allusion à l’excellence du sens indiqué par les vertus des koua simples, et par la substance du koua parfait.

356. Grande liberté par la droiture ; voie du ciel.

:
TSHOU HI  . — En présence d’un moment où la dureté énergique prévaut, il y a encore un tel degré de bien, et c’est pourquoi tel est le sens divinatoire.

TSHENG TSE. — (Sur les trois paragraphes de la formule déterminative). Le terme Min, du texte, exprime la croissance progressive ; les deux positivités grandissent en dessous et avancent progressivement. En bas, le koua simple touei ; en haut, le koua simple khouen ; concorde avec satisfaction et soumission. La dureté énergique suit la voie de la justice et elle est soutenue par une assistance sympathique ; c’est par là qu’il peut y avoir une grande liberté, avec observation de la droiture, et conforme à la voie morale indiquée par le ciel. « L’énergie est conforme à la droiture et s’accorde avec soumission à la voie morale du ciel. » Ce qui fait que l’œuvre de transformation créatrice ne cesse pas, c’est uniquement l’énergie, la droiture, la concorde, et la soumission. Avec ces qualités, qu’il s’agisse de surveiller (lin) les hommes  , de diriger (lin) des affaires, de gouverner (lin) l’univers, on jouira toujours d’une grande liberté d’action tout en se conformant à la droiture. Le koua simple touei exprime la satisfaction ; avec la satisfaction vient la concorde et l’harmonie ; la formule déterminative du koua kouae dit : « Décision et harmonie. »

357. Parvenue au huitième mois il y a présage malheureux ; diminution et manque de durée.

:
TSHENG TSE. — Dans le koua lin, deux positivités naissent : c’est le moment où la positivité commence à croître progressivement et à devenir florissante. Aussi l’homme saint en fait l’objet d’un avertissement et dit : bien que la positivité commence à se développer, cependant, après huit mois, elle s’évanouira et le présage est malheureux. L’expression huit mois désigne les huit mois pendant lesquels la positivité naît et subsiste ; depuis le koua fou,  où la positivité commence à naître, jusqu’au koua thouen, il y a huit mois qui correspondent du signe tse jusqu’au signe mei du cycle lunaire annuel ; dans ce dernier koua deux négativités croissent et la positivité s’évanouit. C’est pour cela que le texte dit : « diminution et manque de durée ». Lorsqu’il est question des éthers de la négativité et de la positivité, la disparition et la croissance évoluent comme dans un cycle circulaire, que rien ne peut altérer. S’il s’agit des affaires humaines, la positivité représente l’homme doué et la négativité représente l’homme inférieur. Au moment où la voie rationnelle de l’homme doué commence à s’agrandir, l’homme saint en fait le sujet d’un avertissement, afin que chacun sache que, cette voie parvenue à la limite extrême de son développement, il y aura des raisons pour que des malheurs surviennent, mais qu’en y pourvoyant à l’avance, ordinairement ces malheurs n’en arriveront pas à un point extrême, c’est à dire que le mal n’arrivera pas.

TSHOU HI. — Cette formule exprime que telles sont les conséquences naturelles du mouvement de translation du ciel, cependant il convient que l’homme doué sache ce qui convient pour les prévenir et être en garde contre elles.

358. Le commentaire traditionnel de la formule symbolique dit : Au dessus du marais il y a de la terre ; surveiller (lin) ; l’homme doué applique sans limites sa pensée à l’enseignement ; il supporte et protège les peuples sans connaître de frontières.

:
TSHENG TSE. — Au dessus du marais il y a de la terre : la berge du marais ; le bord de l’eau. Entre toutes les choses mutuellement en contact et qui se pénètrent en se contenant l’une l’autre, le contact n’est jamais aussi intime qu’entre l’eau et la terre. C’est pour cela que la terre qui est au dessus du marais représente le sens du mot lin. L’homme doué considère cette image symbolique du rapprochement (lin) intime de deux choses, dont l’une domine l’autre, et alors il applique sans limites ses idées d’enseignement. Surveillant le peuple avec affection, il est mû par la pensée de l’instruire et de le guider. « Sans limites », c’est à dire avec la plus extrême pureté d’intentions, sans la moindre compression. Il regarde l’image symbolique du fait d’entourer et contenir, et alors il a la volonté d’embrasser les peuples dans sa protection sans aucune restriction, c’est à dire avec la plus grande ampleur de vues et sans être arrêté par aucune frontière. Cet état, qui consiste à entourer et contenir, comporte une idée d’ampleur et de grandeur qui donne le sens des expressions « sans limites » et « sans frontières ».

TSHOU HI. — La terre domine au dessus du marais ; ce qui est supérieur domine ce qui est inférieur et le surveille ; dans les deux cas, il s’agit toujours du sens exprimé par le mot lin : surveiller quelque chose au dessous de soi. L’absence de limites dans l’enseignement est exprimée par le koua simple touei ; l’absence de frontières dans la protection est exprimée par le koua simple khouen.
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19. Lin
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359.Premier trait nonaire : surveiller et émouvoir ; présage heureux de la pureté.

TSHENG TSE. — Le terme hien, troisième caractère du texte, tous, tout, de même, équivaut au mot kan, causer ou ressentir une influence  . Au moment où la positivité se développe et grandit, elle influence et émeut la négativité ; le quatrième trait correspond sympathiquement au premier, il l’influence. Comparativement à ce qui a lieu dans le cas des autres koua, la correspondance sympathique est de beaucoup plus importante. Le quatrième trait est voisin de la situation du prince ; le premier occupe la situation qui lui convient avec droiture   ; avec le quatrième, ils s’influencent sympathiquement. Cela exprime les conditions d’employer la voie de la droiture, être investi de l’autorité par la confiance de quelqu’un digne de sa situation, pouvoir faire prévaloir ses tendances, obtenir du supérieur et réussir à parcourir la droite voie : c’est par là que le présage est heureux. Dans les autres koua, au sujet du premier trait et du trait supérieur, on ne parle ni de posséder, ni de perdre une situation ; en effet, le sens qui résulte de la condition de commencer ou de finir, est plus important. Dans le koua lin, c’est la condition que le premier trait s’accorde à sa situation et se maintient dans la droiture qui est considérée comme importante. Toutes les fois que les formules emploient l’expression « présage heureux de la pureté (ou perfection) », il y a des cas où elle indique que du moment où il y a droiture, le présage sera d’ailleurs heureux ; il y a des cas où elle marque qu’en s’accordant à la droiture, le présage sera heureux ; il y en a où elle marque encore qu’en possédant la pureté et en s’y attachant avec fermeté, le présage sera heureux, dans chaque cas suivant l’objet dont il s’agit.

TSHOU HI. — Dans le koua il n’y a que deux positivités, elles regardent les quatre négativités avec une tendance partiale. C’est pour cela que les deux formules rappellent l’image symbolique d’influencer en surveillant. Le premier trait est énergique et il possède la droiture ; c’est pour cela que le sens divinatoire est : « présage heureux de la pureté ».

360:
360.Présage heureux de surveiller en émouvant ; tendances agissant selon la droiture.

TSHENG TSE. — Ce qu’on entend par le présage heureux de la pureté (ou perfection), c’est que les tendances inhérentes à l’état nonaire consistent à pratiquer la droiture, et cela parce que le trait est nonaire et occupe un rang positif. De plus, la droiture, manifestée par sa sympathie pour le quatrième trait, indique que ses tendances sont portées vers la droiture.

361.Deuxième trait nonaire : surveiller en émouvant ; présage heureux, rien sans avantage.

TSHENG TSE. — Le second trait, au moment où la positivité est nouvellement grandissante et avance peu à peu vers son développement parfait, émeut et agite le prince juste et condescendant représenté par le cinquième trait hexaire, celui auquel il s’allie avec affection. Aussi la confiance, le dépôt de l’autorité sont évidents ; il peut faire prévaloir ses ten-dances, le présage est heureux pour les intérêts qu’il surveille, et rien n’est sans en retirer avantage. Le présage heureux est inhérent à lui-même ; c’est parce qu’il est ainsi que le présage est heureux. La condition que rien n’est sans avantage est l’effet qu’il produit sur les choses auxquelles il étend son influence ; rien qui n’en retire avantage.

TSHOU HI. — Il est énergique, possède la justice, et la force des choses fait qu’il avance en montant, aussi le sens divinatoire est que le présage est heureux et que rien n’est sans en retirer un avantage.

362:
362.Présage heureux de surveiller en émouvant, rien sans avantage ; pas encore soumis à la destinée.

TSHENG TSE. — Le terme wei, du texte, « pas encore », est une expression qui indique l’absence de hâte ou précipitation. Dans les « conversations de Mang Tse » quelqu’un demandant : « Avez vous, oui ou non, excité l’état de Tsi à détruire l’état de Yien ? » il est répondu « wei, pas encore ». Il est encore dit : « Le grain qui a été mangé par Tshong Tse n’était ce pas celui qui avait été planté par Po Yi, ou bien était ce encore celui qui avait été planté par Tao Thsi ? c’est ce qu’on né peut pas encore (wei) savoir. » Dans le Li ki il est dit : « ce qui n’est certes pas encore (wei) facile à l’homme de connaître ». Telle fut toujours l’idée des hommes de l’antiquité en employant ce caractère (mot) ; actuellement, en général, on l’emploie comme faisant antithèse du caractère yi « déjà fini », de sorte que l’idée contenue dans la formule semble différente, tandis qu’en réalité elle est la même. Le deuxième trait nonaire et le cinquième s’influencent sympathiquement pour surveiller le trait inférieur. En effet, employant le développement de la dureté énergique, et de plus se conformant à la justice, s’influençant mutuellement par la plus parfaite sincérité, ce n’est donc pas à cause des ordres du supérieur. C’est là ce qui fait que le présage est heureux et que rien n’est sans avantage. Le cinquième trait fait partie de la substance de la soumission  , tandis que le second fait partie de la substance de la satisfaction   ; de plus, la négativité et la positivité sympathisent mutuellement, de sorte que l’image symbolique montre spécialement que ce n’est pas par satisfaction et soumission.

TSHOU HI. — Pas encore interprété.

363.Troisième trait hexaire : se plaire à surveiller ; aucun moyen d’avantage ; en avoir déjà du chagrin   ; pas de culpabilité.

TSHENG TSE. — Le troisième trait occupe le rang supérieur dans le koua simple inférieur ; c’est celui qui surveille les hommes. Il est mou et négatif et fait partie de la substance du koua simple qui exprime la satisfaction ; de plus il est placé sans justice ni droiture : c’est celui qui surveille les hommes pour sa propre satisfaction. Être dans un rang supérieur, et diriger les inférieurs pour son agrément et sa satisfaction, c’est gravement manquer de vertu, et aucun avantage ne peut en résulter. La nature indiquée par le koua simple touer étant déjà de rechercher la satisfaction et le plaisir, il est encore appuyé sur deux positivités ; la positivité commence nouvellement à se développer et monte en avançant, de sorte qu’il n’est pas satisfait et qu’il tend à augmenter son propre agrément. Du moment où il sait reconnaître le péril, le craindre, et avoir du regret de sa conduite, s’il peut s’appuyer sur la modestie et observer la droiture, être parfaitement sincère en se plaçant lui-même, alors il sera sans culpabilité. Mal placer sa satisfaction dans l’égoïsme, mais pouvoir s’en repentir et s’en corriger, c’est ne plus laisser place à aucune faute.

TSHOU HI. — Malléabilité négative sans justice ni droiture occupant le rang supérieur entre les inférieurs ; cela constitue l’image symbolique de l’action de surveiller les hommes en vue de sa propre satisfaction. Le sens divinatoire est que certainement cette conduite ne peut être avantageuse pour qui que se soit., Cependant pouvant en avoir du chagrin et se corriger, il n’y aura aucune culpabilité. Encourager les hommes à s’améliorer, constitue la profondeur de l’enseignement.

364:
364.Se plaire à surveiller ; situation imméritée ; du moment où il en a du chagrin, la culpabilité ne grandit pas.

TSHENG TSE. — Un homme doux et sans activité, placé sans justice ni droiture, et occupant le rang supérieur parmi les inférieurs. De plus encore, il s’appuie sur les deux positivités. C’est être placé dans une situation imméritée. Du moment où il peut en éprouver du chagrin et reconnaître ce qu’il a lieu de craindre, il s’efforcera infailliblement de se corriger, de sorte que ses fautes et sa culpabilité ne grandiront pas.

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365.Quatrième trait hexaire : extrême surveillance ; pas de culpabilité.

TSHENG TSE. — Le quatrième trait occupe le rang le plus bas parmi les supérieurs ; lui et la substance du koua simple inférieur sont mutuellement en contact ; il exprime la surveillance rigoureuse sur les inférieurs et l’extrême surveillance. Dans la voie naturelle de la surveillance (direction), c’est la proximité qui la rend précieuse, de sorte que le contact est considéré comme en indiquant le plus haut degré. Le quatrième trait occupe une situation correcte et il porte ses sympathies en bas, sur le premier trait énergique et positif. Il est placé près de la situation du prince ; il observe la droiture et investit le sage du poids de l’autorité, afin de surveiller au dessous de lui avec sollicitude ; c’est par là qu’il est sans culpabilité, et la position qu’il occupe est méritée.

TSHOU HI. — Il se place dans une situation pour laquelle il est apte ; en bas il sympathise avec le premier trait nonaire, c’est l’extrême degré dans la surveillance mutuelle et il représente celui qui doit naturellement être sans culpabilité.

366:
366.Extrême surveillance sans culpabilité ; situation méritée.

TSHENG TSE. — Il occupe une situation près du prince et en agissant il se montre au niveau de l’autorité qui lui est confiée. La négativité placée au quatrième rang est considérée comme exprimant qu’il se conforme à la droiture. Lui et le premier trait sympathisent ensemble, ce qui exprime qu’il s’abaisse devant le sage, et c’est pour ces raisons qu’il est sans culpabilité. En effet, c’est parce que sa situation est méritée.

367.Cinquième trait hexaire : surveiller par le savoir ; ce qui convient à un grand prince ; présage heureux.

TSHENG TSE. — Le cinquième trait avec sa douceur, sa justice, et sa substance passive, accepte la situation prééminente, et en bas il sympathise avec le sujet énergique et juste représenté par le second trait. C’est donc qu’il peut déléguer .le poids de l’autorité au second trait, sans consacrer ses efforts au gouvernement : c’est celui qui surveille les inférieurs par le savoir. Or quand il faut qu’une seule personne surveille l’immensité du monde, s’il lui fallait se charger elle même d’entrer dans tous les détails, comment pourrait elle suffire à embrasser toutes les affaires ! C’est pour cela qu’il se charge lui-même du soin de ce qu’il sait, et qu’il charge des gens compétents de ce qu’il ne sait pas. Il peut seulement choisir les bons parmi tout l’univers, investir de l’autorité tous ceux qui, dans le monde, brillent par l’intelligence, et alors rien n’échappe à son action. C’est là ne pas s’autoriser de son propre savoir, et c’est précisément ce qui fait la grandeur du savoir. La condescendance du cinquième trait sympathise avec la sagesse du second trait énergique et juste. Il le charge de surveiller les inférieurs, et c’est là surveiller soi-même l’univers par sa propre intelligence et son propre savoir : c’est ce qui convient chez un grand prince. Le présage heureux est évident.
TSHOU HI. — Emploi de la douceur pour se maintenir dans la justice ; en bas sympathie avec le second trait nonaire.
Ne pas agir exclusivement par soi-même et confier l’autorité à quelqu’un, c’est là un effet du savoir, et ce qui est essentiel chez un grand prince. C’est une voie rationnelle de présage heureux.

368:
368.Ce qui convient à un grand prince ; désignation de la pratique de la justice.

TSHENG TSE. — La voie rationnelle du prince et celle du sujet concordent ensemble ; en effet elles s’appellent mutuellement à cause de l’analogie de leur essence. Le cinquième trait possède les vertus de la justice, aussi il est capable d’investir de l’autorité le sage énergique et juste : il possède les qualités naturelles requises chez un grand prince, et il accomplit l’œuvre de la surveillance par le savoir, car c’est par la pratique des vertus de la justice. Lorsqu’il s’agit des relations du prince avec les aptitudes de la sagesse, si la voie n’était pas la même, si les vertus ne concordaient pas, comment pourrait il les employer ?

369.Trait supérieur hexaire : grandeur dans la surveillance ; présage heureux sans culpabilité.

TSHENG TSE. — Le trait supérieur hexaire marque la limite extrême du koua simple khouen : c’est le comble de la soumission, ou condescendance. Mais il occupe le dernier rang du koua lin ; il marque donc la magnanimité et la grandeur dans la surveillance. Bien que sa sympathie pour le second trait nonaire ne résulte pas de la droiture, cependant, en général, la négativité appelle la positivité. De plus, à cause de son extrême condescendance, ses tendances le portent à écarter le second trait positif ; il est éminent et il écoute les humbles ; il est élevé et il suit les conseils des inférieurs. Il élève la sagesse et choisit les bons : c’est le comble de la grandeur, et c’est pourquoi la formule dit : « grandeur dans la surveillance ». C’est ce qui fait que le présage est heureux et qu’il n’y a pas de culpabilité. La douceur de la négativité étant dans une position supérieure et incapable de surveiller les inférieurs, il est naturel qu’elle commette des fautes. C’est parce qu’elle montre de la grandeur en écoutant avec soumission les conseils de l’énergie, que le présage est heureux et qu’elle ne commet pas de fautes. Ce trait hexaire occupe le dernier rang dans le koua lin et cependant le sens de développement extrême poussé à ses dernières limites n’est pas relevé. Dans la surveillance des inférieurs par les supérieurs, il n’y a pas une limite au delà de laquelle commence l’excès, et c’est pourquoi ces conditions constituent seulement le sens de grandeur et d’ampleur. Le rang supérieur indique un terrain qui ne comporte aucune situation définie ; il en est seulement question comme de quelqu’un parmi les supérieurs en général.

TSHOU HI. — Ce trait occupe le rang supérieur dans le koua simple ; il est placé à la fin du koua parfait lin ; il exprime la grandeur et l’ampleur dans la surveillance : c’est une voie qui indique un présage heureux et l’absence de culpabilité. C’est pour cela que tels sont l’image symbolique et le sens divinatoire.

370:
370.Présage heureux de la grandeur dans la surveillance ; tendances portées vers l’intérieur.

TSHENG TSE. — « Tendances portées vers l’intérieur » : sympathie pour le premier et le second trait. Ses tendances le portent à la condescendance envers la dureté énergique positive et à la magnanimité dans le commandement ; le présage heureux est évident.

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